Cinq Bonnes Raisons d'Aller à Otaru

L'Histoire le long du canal

Par Julien GIRY   16 juin 2016

La cité portuaire, très prisée, déploie ses charmes à seulement 25 minutes de train de Sapporo. Une escapade incontournable lors d'un voyage sur l'île du Nord.

  • Découvrir le charme des canaux

Les nombreux groupes de touristes qui les arpentent ne s'y trompent pas ! Que ce soit pendant les belles journées d'été, sous la neige de l'hiver ou à la lueur des lampadaires le soir, les canaux d'Otaru sont réputés pour leur beauté. Elle se découvre en flânant le long ou, pour le plus grand, en faisant une courte promenade en barque (40mn, 1500 yens ou 1800 yens en nocturne). Dans les deux cas, la vue est imprenable sur les collines de la baie d'Ishikari, sur les anciens entrepôt de brique de l'ère Meiji, et sur les nombreuses maisons envahies par le lierre.

  • S'essayer à l'artisanat du verre

La cité côtière est réputée pour ses nombreux souffleurs de verres, que l'on trouve en majorité le long du canal, dans son axe Nord-Sud. Dans les ateliers anciens aux façades couvertes de lierres, toute la panoplie classique du souvenir japonais se déploie, mais dans une matière noble. Possibilité aussi de s'initier au soufflage du verre, sur réservation. Les Japonais ne reculent pas devant la comparaison avec l'île italienne de Muramo, voisine de Venise et mondialement réputée pour ses créations de verre. Un musée dédié à cet art est également présent avec de nombreuses références vénitiennes, dont une inattendue gondole utilisée à Venise par la princesse Diana elle-même !

  • Déguster la bière locale d'Otaru

Comme beaucoup de villes d'Hokkaido, Otaru possède sa propre brasserie, installée sur les bords du canal principal, dans des anciens entrepôts réaménagés. Plusieurs bières sont produites (Pilsner, Dunkel et Weiss) sous l'œil attentif d'un maître brasseur allemand, Johannes Braun ! La brasserie, avec ses imposantes cuves de cuivre, se visite tous les jours, pour en apprendre plus sur les étapes de la fabrication de la bière. Il est également possible de s'installer dans la grande salle aux allures de Bavière, pour déguster les différentes productions maison. Le soir, le lieu est très prisé des locaux et des touristes de passage.

  • Observer les vieux bâtiments

A part les temples, qui sont pour la majorité régulièrement déconstruits et reconstruits, le Japon est parfois avare en vieux bâtiments. Otaru se rattrape avec de nombreuses constructions du XIXe siècle et des premières heures du XXe. La plupart sont indiquées sur les plans fournis par l'office du tourisme, mais beaucoup se rencontrent également par hasard en se promenant dans la ville. Les rives des canaux soutiennent d'anciens entrepôts de brique qui leur donnent de faux airs d'Angleterre victorienne. Du côté de la rue Sakaimachi, plusieurs anciennes boutiques de fournitures agricoles ou nautiques – aujourd'hui investies par les vendeurs de souvenirs – sont des témoignages uniques de l'architecture croisée des premières années de l'ouverture du Japon.

  • Goûter sushis et pâtisseries

Il y a de quoi se régaler à Otaru. La ville côtière met logiquement en avant ses sushis, réputés être les meilleurs d'Hokkaido et parmi les plus fins du Japon, et est aussi très prisée des amateurs de fruits de mer. Otaru est également une cité de pâtisserie, autant japonaise qu'occidentale. Le Beko Mochi de Rokumi, censé figuré les tâches d'une vache est facilement reconnaissable, pendant que les cheesecakes (« Double fromage ») de la pâtisserie Le Tao sont omniprésents.

Écrit par Julien GIRY
Membre de JapanTravel

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