Nara, Kyoto et Otsu

Découvrons la gastronomie du Kansai !

Par Coline Giroud   22 déc. 2015

Pendant 5 jours et 4 quatre nuits, j’ai eu la chance de visiter différentes villes du Kansai afin de découvrir les spécialités gastronomiques locales. Au cours de ce voyage, j'ai pu visiter en premier lieu la ville de Nara, puis le voyage a continué en direction de la célèbre ville historique de Kyoto pour se terminer dans la ville d’Otsu qui borde le plus grand lac du Japon : le lac Biwa.

Nara

J'ai commencé le voyage par prendre le train rapide Shimakaze qui s'avère très confortable de la gare de Kyoto jusqu’à Nara. De la gare de Kyoto, cela ne vous prendra qu'une trentaine de minutes pour atteindre Nara.

Une fois arrivé, je me suis ensuite rendue à Imanishi Honten fabriquant de Narazuke depuis maintenant plusieurs générations. J'ai pu goûter à du concombre ou du uri qui fermentent dans du saké, le goût est donc assez fort et légèrement alcoolisé, mais cela ne rend la dégustation que plus agréable.

J'ai déjeuné dans un petit restaurant à la façade modeste où je suis enivrée d’un repas copieux. Toute l’équipe du restaurant Kawanami m'a accueilli et m'a servi de petits plats les uns après les autres. Etant une amatrice de sucré, j’étais déçue par l’absence de dessert à la fin du repas.

Je me suis ensuite rendue au superbe temple Shōryaku-ji dans la montagne entouré par de sublimes feuillages d’automne. Dans ce temple est fabriqué ce qu’on appelle la Mère du Saké, le Bodai Moto. Il s’agit là d’un lieu antique situé dans une montagne où il y avait autrefois un immense village. Ce village n’existe plus aujourd’hui, mais le temple est resté intact.

Pour terminer la journée, j'ai visité une fabrique de saké de la famille Toyosawa, j'ai eu la chance d’en goûter un certain nombre plus ou moins fort mais également des plus légers comme le saké au yuzu. N’étant pas très friande d’alcool, j’ai beaucoup apprécié le petit arrière goût de yuzu qui donne une touche sucrée au saké.

Pour le repas, c’est au Benkei que j'ai dîné. Un restaurant de cuisine française inspiré par la cuisine japonaise. Le repas était excellent, bien qu’il manquait un peu de dynamisme au niveau de l’ambiance.

Je n'ai malheureusement passé qu’une seule nuit à Nara dans un ryokan charmant appelé Ryokan Mikasa, les chambres étaient confortables et le personnel très amical. J’ai été éblouie par la vue de ma chambre que ce soit le soir avec les illuminations ou le matin avec une vue dégagée sur la ville. Je regrette de n’y avoir passé qu’une nuit.

Suite à cela, j'ai visité un ryokan, le Tsukihi-Tei, situé dans la montagne sacrée. L’hôtel est situé en plein coeur d’une somptueuse forêt luxuriante, le soleil se faufilait entre les branchages pour donner à ce lieu un côté absolument magique. Le ryokan en lui-même est assez petit puisqu’il ne dispose que de cinq chambres. Si vous souhaitez passer un moment romantique ou en famille dans un sublime forêt japonaise, ne manquez d’y passer la nuit. Attention aux personnes frileuses, les couloirs sont en extérieurs et il faisait très froid à cette période de l’année.

Une visite dans la ville de Nara s'imposait afin de faire la rencontre des charmants daims qui ne sont vraiment pas farouches surtout lorsque vous avez dans les mains quelques senbei, des gâteaux de riz dont ils raffolent et que vous pouvez acheter à des commerçants sur place. Après cela, je me suis dirigée vers le centre d’information touristique de Nara appelé Shika no Fune. Celui-ci est très agréable avec une baie vitrée et des boiseries. Shika no Fune dispose d’une petite bibliothèque, mais aussi d’un espace détente. De nombreux prospectus sont disponibles mais malheureusement la plupart d’entre eux sont en japonais.

Suite à cette visite, je me suis restaurée au Kamado, un restaurant situé juste en face de Shika no Fune, vous n’aurez pas de mal à le trouver. La nourriture était très bonne avec des produits de qualité pour un parfait repas équilibré.

Kyoto

Le moine du temple Myoshin-ji m'a accueilli en milieu d’après-midi pour me faire part de son régime alimentaire. En effet, ce régime alimentaire s’appuie sur le respect de la vie qu’elle soit animale ou végétale. Une visite des lieux aurait été plus judicieuse en mon sens mais j'ai quand même eu la chance de goûter à quelques plats spécifiques comme de la crème de sésame.

Pour le dîner, c’est au Sushiiwa que j'ai dîné. Le chef était très chaleureux et son anglais était excellent. J’ai été impressionnée de trouver cela bon malgré le fait que je ne sois pas très friande de poissons. En effet, le poisson étant d’une qualité excellente, le goût n’en était que meilleur. Un très bon restaurant que je recommande aux adorateurs de sushi et sashimi. 

La boutique de kimono Kyokomachi ma prêté un de leurs modèles afin que je le porte pendant une journée entière. Cela ne m’était pas étranger mais j’ai adoré me promener dans Kyoto avec mon élégant kimono. Ma coiffure avait d’ailleurs été assortie à ma tenue par une des coiffeuses de la boutique. Ce fût une expérience absolument extraordinaire. Cependant, j’ai été déçue qu’une séance photo ne soit pas organisée afin d’avoir un souvenir de cette journée.

Vêtus de mon kimono, j'ai assisté et expérimenté la traditionnelle cérémonie du thé à Kyoto Washin Kan. Une dame dont l’anglais était d'un bon niveau m'a expliqué pointilleusement comment se déroulait la cérémonie, puis le thé en elle-même. Elle m'a ensuite fait faire mon propre thé avec un peu d’aide. Je n’avais jamais eu la chance de faire moi-même mon propre thé, ce fût une expérience très enrichissante.

Je suis ensuite allée visiter le supermarché d’un grand magasin appelé Takashimaya, où des variétés culinaires de tout le Japon sont vendues.

Suite à cette visite, j'ai choisi de me rendre dans un autre lieu de fermentation de saké, Tama no Hikari. Le saké était beaucoup plus doux, presque similaire à de l’eau finement parfumé selon son taux d’alcool. Cependant, la visite était plus ou moins difficile puisque je devais porter une blouse et une charlotte, avec mon kimono et ma coiffure, ce n’est pas évident.

Le restaurant Mangamero m' a très chaleureusement accueilli dans leur établissement. Les produits étaient frais et la cuisine typiquement japonaise. Ce fût un vrai délice.

J'ai séjourné deux nuits au Kyoto Century Hotel, un hôtel qui date de plus de 100 ans, il s’agit d’un des plus anciens hôtels de Kyoto. Malgré son ancienneté, l’hôtel ressemble à n’importe quel hôtel de chaîne. Le personnel parle parfaitement bien anglais et était très chaleureux. Cependant, ne vous attendez pas à ce que vos bagages aussi lourds soient-ils soient transportés jusqu’à votre chambre, vous devrez le faire vous-mêmes. L’hôtel dispose d’un restaurant-buffet servant de la cuisine à la fois japonaise et occidentale, mais aussi d’un restaurant japonais ainsi que d’un bar lounge où il est possible de commander des collations en plus des boissons.

Otsu

La visite de la région de Shiga a commencé avec Yamamotoen, un lieu où sont cultivées les feuilles de thé. Grâce à ces feuilles, Yamamotoen fabrique du thé vert matcha ainsi que de nombreuses pâtisseries parfumées. J’ai eu la chance de goûter un délicieux Tiramisu au Matcha, mais aussi des Mochis au Matcha, un SpongeCake au Matcha pour terminer avec des sandwichs dont le pain est parfumé au matcha. Ceci agrémentait d’un délicieux thé vert. Le goût était beaucoup moins sucré que des pâtisseries normales et cela était beaucoup agréable, beaucoup plus léger.

Pour le déjeuner, j'ai eu la chance de goûter à du boeuf de qualité chez Morishima Omihachiman-honten sous différentes formes, d’abord cuit sur une plaque, puis en sushis mais également en tataki. Le tout accompagné de petits légumes verts afin d’équilibrer ce repas fort en protéines.

La petite boutique de pâtisserie japonaise Watayo m'a présenté leurs Decchi Yokan. Des pâtisseries à base de pâte de haricots rouges, ces petites douceurs sont très sucrées, elles sont donc très agréables en petite quantité et se marie très bien avec du thé. Une petite visite du quartier m'a également été offerte.

J'ai aussi visité une petite boutique cuisinant le carassin dans une pâte de riz dont l’odeur et le goût seraient similaires à du fromage : Ganso Sakamotoya Funasushi. Si vous êtes amateurs de poissons, je vous conseille vivement d’y aller car il s’agit véritablement d’une façon différente de manger du poisson. Il est très courant d’accompagner ce petit plat de saké.

Une visite rapide du Don Quijote d’Otsu m'a alors été offerte, bien que celle-ci n’est duré qu’une quinzaine de minutes, le Don Quijote d’Otsu a pour particulièrement d’être une boutique au rez-de-chaussée et un Game Center au deuxième étage. Vous pouvez donc laisser vos enfants s’amuser au Game Center pendant que vous faites vos petits achats au Don Quijote.

Le dîner s’est orchestré au restaurant Kogetsu. Il est toujours agréable de voir le chef cuisiner en face de vous, le voir minutieusement décorer votre assiette. Bien que le chef ne parlait pas anglais, il était très chaleureux et sympathique. Cependant, je pense que les plats étaient trop nombreux, si vous n'avez pas un très gros appétit, vous risquez d'avoir du mal à tout terminer. 

Pendant notre séjour à Otsu, nous avons été logé à l'hôtel Biwako, un grand hôtel en forme de bateau. L'hôtel était confortable, le personnel fort sympathique et très efficace. Les chambres sont munies de sièges massants et l'hôtel dispose d'un authentique onsen. Pour vos repas, vous aurez le choix entre un restaurant japonais, un restaurant de sushi ou alors un restaurant italien. Ce que j'ai préféré était la sublime vue sur le lac Biwa qui vous accueille de bon matin. 

La dernière visite que j'ai effectué à Otsu était chez un petit fabriquant de saké : Kawashima. En effet, son entreprise ressemblait beaucoup à une entreprise familiale que les précédentes fabriques de saké que nous avions visitées. Ce fût véritablement intéressant d’écouter le fabriquant parler de son savoir-faire et de la façon dont est préparé le riz.

Le dernier repas était au restaurant Hira-Sanso où j'ai profité d’un délicieux nabe qui est un bouillon à partager avec d’autres personnes. Durant ce repas, j'ai eu la chance de goûter à de la viande d’ours, coupée en fines tranches et cuites dans le nabe. Ce fût un repas absolument parfait et délicieux, la quantité des plats était parfaite, les produits étaient frais et de qualité. D’autre part, le personnel de l’hôtel était très sympathique.

En bref, ce voyage fût une parfaite expérience pour découvrir les diversités culinaires du Kansai ! Il m’a véritablement fait découvrir à la fois des lieux particuliers mais également des plats et ingrédients spécifiques à cette région.

Je recommanderai sans hésiter à toutes personnes ayant un intérêt pour la gastronomie japonaise de visiter ces différents lieux et restraurants. Si vous êtes passionné par la gastronomie japonaise, vous ne serez pas déçu de découvrir cela. 

D'ailleurs, il est important de noter que cette région est facilement accessible grâce à l’acquisition d’un JR West Pass, vous pouvez réserver ce pass avant votre arrivée chez un agent de voyage. 

Écrit par Coline Giroud
Partenaire de JapanTravel

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