J'ai testé le woofing à Furano

Expérience idéale pour découvrir cette région d'Hokkaido

Par Jules Rouhling   

J'ai testé le woofing à Furano, au milieu de l'île d'Hokkaido, au nord du Japon. J'ai en effet travaillé dans une ferme locale durant l'été et effectué plusieurs petits jobs, allant de la récolte du maïs en passant par la garde d'enfants ou le service en restaurant.

Qu'est-ce que le woofing ?

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le woofing est une activité qui consiste à travailler dans des auberges ou des fermes (la plupart du temps), en échange du gite et du couvert. Cet organisme à but non lucratif met en relation les voyageurs (backpackers) et les hôtes à travers près de cent pays dans le monde. C'est un excellent moyen de voyager à petit budget, de rencontrer des locaux et de visiter les lieux alentours en restant quelques jours, voire quelques semaines dans la région. Cependant, je préfère prévenir, le travail peut parfois être pénible et cette méthode de voyage en partie contraignante pourrait ne pas convenir à tout le monde.

Qu'ai-je fait à Furano ?

Furano est une petite ville de 25 000 habitants située en plein milieu de l'île d'Hokkaido au nord. Pour s'y rendre, il faut opter pour le train (environ 2 heures depuis Sapporo), ou le bus (environ 3 heures depuis Sapporo, moins cher), ou avoir une voiture. L'un des backpackers japonais qui était avec moi voyageait d'ailleurs en voiture à travers le pays et je pense que c'est la meilleur moyen de se déplacer si on a le temps.

Pour ma part, j'ai choisi une ferme située au milieu des montagnes près de Furano sur le site helpx.net. C'était une sorte de petit restaurant qui a aussi une petite activité maraichère bio. Je suis resté environ 18 jours et j'ai dû récolter le maïs dès 4 h 30 du matin, car il fait moins chaud, et l'empaqueter. C'était sympa car j'étais avec les fermiers locaux qui ne parlaient que japonais. J'ai aussi dû accompagner l'un des enfants en vélo jusqu'à son entrainement de baseball plus bas dans la vallée ou encore concevoir de la soupe de maïs. Enfin, le restaurant accueillait parfois des voyageurs et j'ai fait un peu le service.

Que visiter à Furano ?

L'idéal est d'avoir une voiture ou un vélo (si l'on est sportif) pour se déplacer dans les alentours. La région est particulièrement connue pour ses champs de lavandes multicolores. J'ai aussi pu me rendre au lac bleu de Biei, qui doit sa couleur très étrange à la présence d'hydroxyde d'aluminium. Le vélo et la randonnée sont également des activités très prisées !

L'activité à la ferme était cependant un peu exigeante, c'est mon seul point négatif.

Pour le reste, je recommande fortement cette région moins connue des touristes, les paysages montagneux sont magnifiques et les gens très accueillants (en tout cas pour mon expérience). Enfin, les températures estivales sont plus clémentes que dans le reste de l'archipel.

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Jules Rouhling

Jules Rouhling @jules.rouhling

Etudiant à l'Inalco en japonais, j'ai déjà eu la chance de voyager deux fois au pays du Soleil levant en 2014 et 2015. Je souhaite évidemment repartir en 2016 pour découvrir des régions que je n'ai pas encore eu la chance de visiter comme Hokkaidô ou Hiroshima !

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