Nara

Le berceau des arts et des lettres

Par Celine Villeneuve   25 mars 2015

Ville au riche passé historique, Nara ne semble rien avoir perdu de sa gloire d'antan. La nature y est précieuse et hommes et daims cohabitent depuis toujours en parfaite harmonie.

Les 660 hectares qui constituent le parc de Nara ne sont pas seulement peuplés de daims. Ils dissimulent sanctuaires et temples à la renommée mondiale. L'ancienne capitale du Japon (710 à 784) a su en effet conserver jalousement ses plus précieux atouts.

Parmi eux, l'illustre Tôdai-ji et son grand Bouddha de bronze. Du haut de ses 15 mètres et de ses 380 tonnes, ce Daibutsu séjourne dans la plus grande construction en bois du monde. Il fut construit sur ordre de l'empereur Shômu au 8ème siècle pour « le bonheur des peuples ».

Le Tôdai-ji désigne en réalité un complexe de temples parmi lesquels la salle du Bouddha, Daibutsu-den, est la plus populaire. Le Nigatsu-dô (bâtiment du deuxième mois) permet lui de prendre de la hauteur et d'apprécier un superbe point de vue sur la ville.

Plus au sud, le sanctuaire Kasuga-taisha et sa forêt primitive protègent l'ancienne capitale depuis 768. Également composé de plusieurs bâtiments, le sanctuaire détonne dans le paysage par sa flamboyante couleur rouge. De bronze ou de pierre, c'est plus de 3000 lanternes qui viennent souligner la beauté du lieu. Du 2 au 4 février et du 14 au 15 août, ces milliers de lanternes s'illuminent à l'occasion de Setsubun Mantoro et de Obon Mantoro. Pour avoir un aperçu de l'ambiance unique de ce festival, une pièce du sanctuaire plongée dans l'obscurité abrite des rangées de lanternes illuminées.

Mais bien loin de se limiter à son parc, Nara regorge en de multiples endroits d'impressionnants sites historiques.

A quelques stations de train de là, le temple de la médecine Yakushi-ji en est un parfait exemple. Sorti de terre en 680, il fut commandé par l'empereur Tenmu pour la guérison de l'impératrice.

Lorsque la ville devient capitale, le temple quitte Asuka et rejoint Nara. Il abrite plusieurs Bouddhas guérisseurs dans un décor marqué par les influences étrangères qui symbolise les pays traversés par la route de la Soie. Parmi les nombreux bâtiments qui le composent, seule la pagode de l'Est est d'origine.

Aussi, sa belle collection de pruniers attire à elle seule bon nombre de visiteurs quand vient le printemps.

Plus loin, le Tôshôdai-ji, fondé par un moine chinois pour l'enseignement du bouddhisme, mérite lui aussi le détour.

Tous ces sites ont pour point commun de figurer parmi la liste des « monuments historiques de l'ancienne Nara » inscrits au patrimoine mondial de l'humanité en 1998.

Visiter Nara c'est aussi l'occasion de découvrir de nouvelles saveurs. Ne passez pas à côté des spécialités de la région comme le kaki no ha zushi, des sushis enroulés dans des feuilles de kaki qui apportent une saveur toute particulière au saumon, ou encore le cha-gayu, un subtile mélange de riz et de thé vert.

Le visage de Nara change au gré des saisons et même des heures. Car Nara de bon matin c'est entre autres, la chance de pouvoir assister à la prière matinale des moines au Kasagu-taisha, d'entendre le son du cor rassemblant les cerfs dans le parc ou encore d’arpenter les rues encore désertes du quartier historique Naramachi et ses maisons traditionnelles en bois.

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